A l’heure des Rich Desktop Applications, la fluidification de l’expérience utilisateur
Maintenant qu’ont débarqué les Rich Desktop Applications, on peut donc essayer de se poser les bonnes questions sur cette évolution des applications, en se basant sur deux exemples technologiques : WPF/E et Apollo.
Comment sensibiliser le public à cette nouvelle approche ?
Il s’agit surtout de ne pas tomber dans le showcase, dans le concours de l’application la plus flashy, la plus sexy. Il faut mettre en avant ses qualités, en les liant avec de l’existant pour valoriser ces technologies. Adobe et Microsoft se débrouillent plutôt bien pour le moment. Alors que leurs plates-formes ne sont pas encore tout a fait au point, on peut déjà voir des exemples d’applications : une RDA pour eBay, une autre pour la Fnac, etc. Aussi faut-il continuer dans cette voie, tout en tentant de s’ouvrir au grand public via le pouvoir de communication de grandes sociétés du Web proposant des services. En effet, si par exemple Google sortait sa suite bureautique en application de bureau, cela aurait un véritable impact.
Des qualités essentiellement tournée vers la facilité d’utilisation et donc son ouverture vers n’importe quel utilisateur :
Une application riche idéale proposerait donc : l’installation d’une unique application (comme un navigateur web), le partage des données entre les applications, le portage entre les plates-formes (imaginez-vous au travail sur Windows et à la maison sous MacOS), orienté ergonomie (n’oublions pas que ce sont des outils spécifiquement créés pour faire des interfaces) et accessible n’importe où et n’importe quand ! Plus besoin d’Internet pour ajouter des événements sur mon calendrier partagé, plus besoin de capter la borne Wifi pour aller rédiger mon mail, etc. En conclusion : les mêmes avantages plus l’accessibilité hors-ligne, et le défaut (minime) de l’installation du logiciel.
Que nous reste-t-il à découvrir des RDA ?
-Comment sera géré un domaine aussi sensible que la sécurité des informations si, par exemple, on donne la possibilité à une application d’accéder au système de fichier ?
- L’interopérabilité sera-t-elle réelle ? Microsoft sur Linux ? On croirait rêver
-Quelles sont les limites des RDA ? A force de vouloir jouer sur le caractère très graphique et la panoplie d’effets allant avec, ne risque-t-on pas de se retrouver avec des applications lourdes, longues à se lancer, bref désagréables à utiliser ?
- comment réagiront les concurrents ? on parle d’Apollo et de WPF/E, mais XUL fait aussi partie de ces technologies pouvant produire des RDA. Apple va t’il proposer un outil basé sur QuickTime ? Découvrirons-nous de nouvelles solutions totalement open-source ?
































Un article très intéressant, mais je voudrais réagir.
Déjà pour un soucis de nomination : Apollo de Adobe est devenu AIR, et WPF/E de Microsoft est devenu Silverlight.
Vive le marketing…
Pour reparler d’une suite bureautique on/offline… elle arrive bientôt! Il s’agit de Live Documents. Réalisée en Flex(flash) et portée sur le bureau grâce à AIR. A suivre ici : http://www.live-documents.com/
Je ne connais pas toutes les capacités de Silverlight car je préfère largement les outils Adobe. Mais du côté de AIR, j’ai été ravis de voir, et c’est là la grande force de flash, que me applications tournaient exactement pareil sur PC et MAC. Pour Linux le « lecteur » AIR (équivalent du lecteur flash des navigateurs mais pour le bureau) sera disponible peu après la sortie officielle Windows/OSX (release 1.0) annoncée pour janvier/mars 2008.
On ne rêve pas non.
Pour ce qui auraient envie d’en savoir plus, au printemps 2008, Adobe lancera une tournée européenne de présentation de AIR équivalente à celle de l’été 2007 aux USA. A suivre ici : http://onair.adobe.com/
Pour finir, sur le point des RDA très graphiques mais trop lourdes pour les machines, ce sont les créateurs de ces application qui en seront les seuls responsables. J’ai déjà vu tourner un tas d’applications comme le EbayDesktop (http://desktop.ebay.com/) qui est très graphique mais reste utilisable. Au créateurs aussi de faire attention à l’ergonomie… et malheureusement il est vrai tous n’y pensent pas.